Une situation insensée et scandaleuse

«La présence d’un seul anesthésiste oblige les mères à effectuer un choix difficile. Lorsque le spécialiste s’absente, comme ce sera le cas dès le 25 mai, l’établissement n’a d’autre possibilité que de fermer sa salle d’opération pour la période prévue. Cette fermeture temporaire survient une semaine sur deux.

Les cas de chirurgie et d’accouchement peuvent toutefois être transférés vers Rouyn-Noranda ou encore vers l’Ontario. La distance de déplacement, qui représente parfois plus de 100 km, et le stress additionnel font en sorte que les futures mamans choisissent une autre méthode pour accoucher, le balayage des membranes ou stripping. Cette méthode permet de déclencher d’une manière artificielle les contractions en vue d’un accouchement.

La directrice des services professionnelles au Centre de santé et des services sociaux du Lac-Témiscamingue, la Dre Annie Léger, soutient que la méthode du stripping est utilisée en dernier recours. « Ce n’est pas une alternative qu’on va nécessairement prôner. On cherche toujours à faire des accouchements dans un milieu sécuritaire, ce n’est pas de gaieté de coeur qu’on demande aux patientes de se diriger vers un autre établissement pour leur accouchement », explique la directrice.

Devant ce problème, la députée de Rouyn-Noranda-Témiscamingue, Johanne Morasse, dénonce les conséquences provoquées par le manque d’anesthésistes au centre hospitalier de Ville-Marie. Selon la députée, il est impensable que les futures mères aient à choisir entre être provoquées artificiellement pour accoucher ou choisir un autre établissement.
Johanne Morasse estime que le gouvernement doit investir en santé afin d’éviter que les femmes enceintes ne se retrouvent devant un tel dilemme. « D’habitude, on doit être au service du patient, et c’est non au patient d’être à la merci des disponibilités des services de médecine. C’est pourquoi, nous on crie haut et fort à l’Assemblée nationale qu’il serait désolant de ne pas utiliser les transferts fédéraux pour offrir davantage de soins de santé à la population qui en a grandement besoin », soutient la députée.

Le Centre de femmes du Témiscamingue a également réagi face à cette situation. La travailleuse communautaire Sophie Paquin croit fermement que les mères ont le droit d’avoir un service à longueur d’année afin d’accoucher dans les conditions qu’elles désirent.

Avec le départ de l’anesthésiste, à partir du 25 mai, la salle d’opération du centre hospitalier de Ville-Marie sera temporairement fermée pour une période d’une semaine.»

Source: http://www.radio-canada.ca/regions/abitibi/2007/05/23/004-accouchement-anesthesiste.shtml

Les libéraux ont préféré des baisses d’impôts plutôt que d’aider ces femmes. Ça n’a aucun sens ! J’ai la désagréable impression que pour Charest, les hommes et les femmes résidant en région, sont des citoyens et citoyennes de seconde classe. Il a bien fallu qu’un homme meurt à Rouyn-Noranda afin qu’un service ambulancier décent soit offert. Va-t’on attendre la mort d’un bébé avant de faire quelque chose ?

 

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