Quand l’humour va trop loin

Je n’avais jamais pensé, avant ce soir, que ce blog me servirait à dénoncer des propos tenus par un humoriste. Cependant, je considère que je ne peux pas rester de marbre, face à ce que j’ai entendu ce soir. Je reviens d’un spectacle gratuit, dans le cadre du Grand Rire, un festival d’humour annuel qui a lieu à Québec. L’humoriste Jean-François Mercier a tenu des propos, qui selon moi, sont exagérés. Pour ceux et celles qui ne le replace pas, c’est lui qui écrivait les scénarios de la série télévisée Les Bougons avec François Avard.

Est-ce qu’il jouait un personnage ce soir ? Je ne pense pas. Je vais tenter de retranscrire ses propos, mais il est possible que je me trompe (il est très tard et je suis épuisée). Je considère qu’une expression comme «gros sale» pour désigner une personne vivant de l’aide sociale est inappropriée. Comme le fait de dire qu’un aveugle qui se retrouve le bras coincé dans une moissonneuse-batteuse, «c’est drôle en tabarnak». J’ai été outrée de l’entendre dire que des handicapés devraient travailler, car s’ils se blessent, que ce n’est pas grave. Est-ce que des personnes handicapées, sont selon lui, des citoyens et citoyennes de seconde classe !?

Il a fait une comparaison entre les Québécoi(e) s et les Chinoi(e) s, en disant qu’il n’avait jamais vu de grosse criss de b.s. chinoise. Une femme a alors réagit dans l’assistance et il a répondu que la «grosse criss de b.s. chinoise» qu’elle avait vu, devait en fait être une Amérindienne. Ces propos m’ont scandalisée, considérant que les femmes amérindiennes subissent souvent énormément de violence physique, psychologiques et sexuelles et qu’elles sont trop souvent laissées à elles-mêmes.Peut-être que mon interprétation est erronée et que je ne suis pas faire pour l’humour « rentre-dedans ». Mais je ne pouvais pas rester muette face à des propos témoignant d’autant de mépris. Et il y aura une preuve écrite quelque part sur le web pour en témoigner.

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