Un parti pour si, un parti pour ça

Il y a une chose que je ne comprends toujours pas au sujet du PCR (et autres partisans du communisme autoritaire): celle de l’absolue nécessité d’un parti pour diriger les hommes et les femmes vivant sur notre planète vers leur libération. Pourquoi ? Ils et elles, selon vous, seraient incapables d’y parvenir par eux-mêmes ?

Je sais que je me répète; mais je trouve ça infantilisant comme conception. Nous ne sommes pas des enfants ! Ce que je veux dire par là, c’est que les masses ne sont pas dupes au point d’avoir besoin de se faire tenir la main pour accéder à la liberté.

Un individu, sur le blogue du collectif anarchiste La Nuit (dans les commentaires) a reproché à Nicolas Phébus d’avoir un ton universitaire, ce qui était loin d’être le cas. Mais qu’est-ce qui est le plus méprisant ? Qu’un libertaire adopte un ton un tant soit peu baveux dans une critique d’un parti communiste ou bien qu’un partisan de l’autoritarisme considère que les masses sont constituées de personnes pas assez intelligentes pour se libérer de leurs chaînes par elles-mêmes, et qu’ainsi l’intervention d’un parti est nécessaire ?

Je vous laisse y répondre !

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3 Réponses to “Un parti pour si, un parti pour ça”

  1. Je crois que c’est bien mal comprendre la théorie communiste que de dire que le rôle du Parti est de tenir la main du prolétariat pour assurer sa libération tel un bon patriarche.

    Pour faire lumière sur le sujet, le rôle d’un parti communiste est de mettre en commun tous les éléments moindrement politisés parmi les masses; cette mise en commun dans une structure de lutte permet l’unification des idées révolutionnaires et la consolidation de la lutte pour en augmenter l’efficacité. Un peu comme votre fédération, si vous le permettez bien, même si je vous connais réticentEs du rapprochement. C’est cette avant-garde (ou minorité agissante, selon le lexique) qui assure que leur camarades mène le combat de la défense de leurs intérêts de classe de façon juste et appuyée.

    Les communistes ont grande foi en les masses mais ont aussi, généralement, une connaissance bien forgée de la sociologie; nous savons la valeur de l’éducation et des médias, nous connaissons leurs capacités et leur influence sur les masses. C’est pourquoi nous organisons les gens de cette même conscience dans un mouvement visant la contre-attaque à cette propagande systémique et la prise en charge des moyens pour ce faire: Le Parti. Il ne faut jamais oublier un facteur d’importance cruciale, celui que le Parti est lui-même issu des masses.

    Ceci dit, il est question de liberté à plusieurs reprises dans ton texte, pourrais-tu me définir ce que tu entends par liberté?

  2. J’avais commencé à plancher sur un texte sur ma vision de la liberté, mais je ne l’avais pas terminé, faute de temps. Je vais répondre à ta question, mais ce ne sera pas tout de suite (congé des Fêtes oblige).

  3. Pour l’instant, les gens en sont dans la phase où ils sont impuissant politiquement et ils sentent le besoin d’etouffer leurs idées dans des masses qui ont des idées déjas définies. Je suis tout à fait d’accord qu’un monde où chacun pourait penser librement serait beau et même néssaissaire, mais pour l’instant, c’est impossible à concevoir. Modifier une machine politique, ça prends des siècles…

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