Atteinte aux droits contraceptifs des femmes au Chili

Dans ce pays où l’avortement est interdit, le Tribunal constitutionnel (le Sénat en fait) a décidé d’interdire la distribution de stérilet et de «pilule du lendemain» dans les cliniques publiques. Ce qui veut dire que les femmes pauvres de ce pays n’auront plus accès à la contraception.

Cette décision a été prise suite à la décision de l’Exécutif (le gouvernement de la socialiste Michelle Bachelet) de permettre la distribution de la «pilule du lendemain» dans les cliniques publiques, situées dans les quartiers pauvres. Le Tribunal constitutionnel est contrôlé par des conservateurs rattachés à l’Opus Dei, une organisation extrémiste chrétienne. Leur argument ? Le droit à la vie, comme toujours…

Ce que ces hommes ne semblent pas comprendre; c’est que même s’il y a une interdiction de l’avortement, il y aura quand même des avortements clandestins. Et ceux-ci n’étant pas réalisés dans des conditions adéquates, bien des femmes en meurent. Lorsque l’avortement et les moyens de contraception furent interdits en Roumanie, sous la dictature communiste de Nicolae Ceauşescu, 500 000 femmes perdirent la vie (selon une estimation) suite à des complications liées à des avortements clandestins.

Et après ça, ces criss de cathos cinglés osent encore parler de «droit à la vie». Droit à la vie, my ass !

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3 Réponses to “Atteinte aux droits contraceptifs des femmes au Chili”

  1. Il y a plus de chance de faire un bon chrétien avec un enfant à naître qu’une femme qui tente de s’en débarrasser…

  2. Bolchoi Says:

    2000 ans après la vie des gens est toujours pourrie par des histoires jamais prouvées racontées par quelques cinglés et repris par des fanatiques… C’est triste

  3. Bolchoi Says:

    On est en 2008 et les paroles de quelques illuminés prononcés il y a des siècles et même des millénaires influences toujours la vie des gens, et comme toujours c’est les pauvres qui trinquent !

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