De l’inhumanité du capitalisme

À moins de vivre sur une autre planète, vous êtes sûrement au courant de la crise alimentaire ayant actuellement lieu partout dans le monde (mais davantage dans les pays du Tiers-Monde). Ça m’rentre pas dans la tête que nos gouvernements soient impassibles face à cette crise inhumaine, horrible. On donne de l’argent comme aide humanitaire. Mais aucune maudite remise en question des causes profondes de ce terrible problème.

L’argent qui est versé; ce serait comme donner un plaster à un cancéreux ayant besoin de chimiothérapie. Le système dans lequel nous vivons est inhumain, sans coeur, égoïste. Nos hommes politiques s’en cri***** qu’il y ait actuellement des personnes qui crèvent de faim. S’ils en préoccuperaient vraiment; ils auraient donné à manger à ses personnes…au lieu de leurs envoyer des balles de mitraillette et des gaz lacrymogènes.

Un exemple de plus. Mais ça va en prendre d’autres. Comment de morts seront nécessaires…avant qu’on allume ?

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5 Réponses to “De l’inhumanité du capitalisme”

  1. clusiau Says:

    Le Capitalisme est un outil des hommes et puisqu’ils sont hypocrites et malhonnêtes, ce système l’est aussi.

    Tu parles d’humanité mais moi ce qui m’intéresse ce sont les personnes humaines, chacune d’entre elles, pas le troupeau qu’on nomme Humanité dont je refuse de faire partie.

    Tous les systèmes d’aide sont aussi croches que le Capitalisme, médecins sans frontières par exemple ou reporters sans frontières ou l’ONU, nommes-en, c’est plein.

    Il faudrait que nos dons soient donnés directement aux « personnes humaines » pas à des organisations. Voilà pourquoi je donne aux personnes humaines qui en demandent sur la rue. Au moins je suis certain que mon don ne sera pas volé.

    Chaque être humain devrait aider l’humain qui passe à côté de lui, son voisin, c’est plus sûr. La faim, elle existe en plein Montréal, pas besoin de chialer sur celle des vietnamiens du nord qui applaudissent la « flamme » ou les habitants du BenglaDesh dont on n’entend plus parler d’ailleurs. Voilà et merci.

  2. Mais le capitalisme est quasiment inoffensif en l’absence de l’État.

  3. Un extrait de cahiers d’Anne Archet:

    http://archet.net/?p=524

    Sirventès du tiersmondisme

    Ceux qui luttent pour leur vie
    Pour celle de leur amour
    Ou de leurs enfants
    Celles qui luttent pour leur liberté
    Pour celle de leur amour
    Ou de leurs enfants

    N’ont pas besoin
    De notre indignation de nos sanglots de nos larmes de nos cris de nos manifs de nos pétitions de nos pamphlets de nos slogans de nos éditoriaux de nos conférences de presse de nos sommets de solidarité de nos résolutions en congrès de nos exhortations apostoliques

    N’ont pas besoin
    De notre argent de nos boîtes de conserves de nos vieux vêtements du gruau de la Croix Rouge de son lait et de ses protéines en poudre de nos spectacles bénéfice de nos campagnes de financement de notre parrainage

    N’ont pas besoin
    De nos coopérants de nos médecins de nos journalistes de nos casques bleus de nos ingénieurs de nos missionnaires de nos agronomes de nos économistes de nos philosophes de nos banquiers
    Avec ou sans frontières

    Ils ont besoin
    Que nous luttions pour notre propre vie
    Pour celle de notre amour
    Et de nos enfants
    Que nous luttions pour notre propre liberté
    Pour celle de notre amour
    Et de nos enfants

    Parce que seule cette cause est la nôtre
    Parce que notre ennemi est le leur
    Parce que notre victoire sera la leur.

  4. «Mais le capitalisme est quasiment inoffensif en l’absence de l’État.» Suis-je en présence d’une approbation de l’anarco-capitalisme ? Je ne veux pas être provocante et corrige-moi si j’me trompe !

  5. Suis-je en présence d’une approbation de l’anarco-capitalisme ?

    Question légitime et pas du tout provoquante! En fait, c’est moi qui ai été provocateur. Ma réponse est « presque oui », dans le sens où je ne suis pas d’accord avec la droit de propriété (pour le moment, l’anarcho-pragmatisme préfère le droit de possession , mais je vais être plus précis plus tard) tel qu’énoncé par les libertariens (ou pire encore avec la démarche trop collée sur la droite étatiste de la part des libertariens dits « vulgaires ») mais je ne suis pas en défaveur d’un moyen d’échange financier, en autant que cela ne menace pas le droit de vivre. Le point est le suivant: si l’État est aboli, toute l’appareillage qui sert très bien le capitalisme actuellement sera détruit (va lire ce billet pour un début d’explication: http://anarchopragmatisme.wordpress.com/2008/04/24/libertarianismevulgaire/ ). De plus, pas question de maintenir le concept de « corporation » ni celle de « personne morale » qui vient avec.

    Disons que l’anarcho-pragmatiste ressemble à l’anarcho-mutualisme, sur cette question. Il y a beaucoup de liens anarcho-mutualistes dans mon blogroll.

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