Plaidoyer contre le masculinisme

En visitant le blogue Divagations d’une belette lachinoise je suis tombée sur un commentaire qui est l’un des meilleurs plaidoyer que j’ai lu contre le masculinisme. J’ai décidé de le mettre ici; afin de faire le lien avec l’article sur la ressemblance entre le masculinisme et le racisme anti-blanc, que j’ai publié hier soir.

Quand on est rendu à mettre sur le même pied une femme qui crie parce qu’elle est écoeurée de se faire rabaisser depuis des mois ou des années (expérience vécue!) et un homme qui tue, il y a quelque chose qui ne marche pas!

Mais ça fait partie de la tactique de manipulation de pousser la femme dans ses derniers retranchements. Ainsi l’homme qui frappe a une justification : la non-perfection de la conjointe. Selon ses critères qui changent à toutes les nanosecondes, évidemment; donc il est impossible de s’ajuster. Désorienter la victime fait partie de la game. Elle doutera de tout. Plus elle essaie de se défendre, plus elle se cale. C’est infernal.

Ce que Yvon Dallaire ne comprend pas, c’est que l’homme va avoir un comportement passif-agressif pendant des mois : bouderies, «erreurs» dans les commissions, oublis de choses importantes, commentaires désobligeants sur tout, insultes en privé et charme en public (pour être bien sûr de la mettre hors d’elle). Pas facile de raconter ça à un juge tellement c’est graduel, insidieux. Et le tout entremêlé de bouquets de fleurs, pour être bien sûr qu’elle soit mêlée au boutte.

Et quand madame finit par exploser eh bien c’est «deux violences égales et opposées». Ben je m’excuse mais ce n’est pas comme ça que ça marche avec un pervers manipulateur!

Ce n’est pas vrai que dans tous les cas il y a une commune mesure entre la violence de l’homme et celle de la femme! Généralement quand une femme essaie de se défendre dans une situation de violence conjugale (qui inclut la violence verbale et psychologique), l’homme lui remet tout en double ou en triple. Alors la seule façon d’avoir un coup de poing au lieu de trois c’est de ne rien dire.

Mais c’est pas mal dur de ne rien faire quand c’est sur tes enfants qu’il bûche. Quand il les traite d’imbéciles sans arrêt (mon fils est au bac en physique, il a eu une bourse d’excellence, ma fille a 85% de moyenne). On est alors forcée de s’en mêler physiquement. Une excuse de plus pour bûcher.

Je me suis fait pousser dans les escaliers (bras cassé) parce que j’osais défendre mes enfants de 6 ans et un an contre les coups d’un homme qui ne comprenait pas qu’un enfant pleure quand il a une otite chronique et que ça fait mal. Il croyait qu’on peut être «intrinsèquement mauvais» à 6 ans! Pour pouvoir le quitter sans violence il a fallu que j’assume toutes les dettes et que je ne demande de pension ni pour moi (je n’en voulais pas de toute façon) ni pour les enfants. JE NE LUI AI JAMAIS DEMANDÉ UNE CENNE NOIRE, ANYWAY SON ARGENT EST INFECTÉ! Un de ces hommes qui aiment mieux travailler à temps partiel ou être sur le BS que de faire vivre ses enfants. Il n’a jamais demandé la garde, ni même à les voir. L’agressivité est retombée parce que je l’ai laissé partir sans rien lui demander.

Ce n’est pas vrai que, quand les femmes divorcent, elles cherchent toutes systématiquement à ruiner leur ex. Ce n’est pas vrai que nous contrôlons les tribunaux, le gouvernement. Et si les hommes étaient plus nombreux dans l’enseignement (une profession sous-payée et méprisée; pourquoi vous pensez qu’ils n’y vont pas?) il y aurait peut-être moins de décrocheurs.

Ça fait longtemps que certains hommes ont peur des femmes. Qu’ils ne les comprennent pas, les méprisent et les haïssent. Nous sommes, paraît-il, le sexe hypocrite. HA! Chez certains ça va vraiment loin dans la haine et le désir de contrôle. Pas besoin de donner des exemples.

Les masculinistes mettent le blâme sur la femme, comme faisaient auparavant les violeurs, avec la même logique tordue. Encore là, c’est la faute de la victime. Non seulement on se fait brutaliser, mais en plus on se fait ridiculiser et dire que c’est notre faute.

Ne me croyez pas. Lisez!

3 Réponses to “Plaidoyer contre le masculinisme”

  1. Les masculinistes aiment dire que les femmes l’ont facile.

    Dans une armée technologisée au boutte, dans l’aviation, les tanks, les sous-marins (quoi qu’elles devraient coucher dans le même dortoir que des gars; avec de la discipline, pas de problème, ce sont des pros) les femmes sont à armes égales, surtout qu’il paraît que nos réflexes sont un peu plus rapides. Mais dans les combats de rue? Toute personne de petite taille est désavantagée, peu importe le sexe. J’ai travaillé comme garde de sécurité dans un magasin de détail avec une ancienne MP des Forces qui m’arrivait à l’épaule. Elle avait beau être ceinture noire, elle a quitté les Forces à cause du sexisme… et de l’homophobie. Une chouette dame. (K-Mart Place Vertu, si tu te reconnais, voici une bise). Quand tes propres camarades te «tirent» dans le dos…

    Toryeu les masculinistes, il y en a des femmes prêtes à «aller au bat», mais soit que vous les dénigrez, soit que vous ne les voyez pas (tiens donc) ou que vous ne voulez pas pour les «protéger» comme si c’était des aliénées mentales. Branchez-vous! Vous voulez les rôles traditionnels ou pas? Vous voulez de l’aide ou pas?

  2. Que les choses soient bien claires: la violence et la manipulation entraînent l’une comme l’autre ma plus ferme désapprobation, qu’elles soient le fait d’un homme ou d’une femme.
    Je n’ai pas lu l’article incriminé de M. Dallaire. Mais le texte publié ici laisse entendre que violence (physique ou psychologique) et manipulation sont essentiellement le fait des hommes. Et là, je dis: « Non! Abus! ». Admettons encore que la violence physique soient principalement le fait d’hommes, car la femme ne peut pas souvent se le permettre. Mais la violence physique et la manipulation, excusez-moi d’en douter.
    « Insultes en privé, charme en public », apanage masculin, comme attitude?
    « Erreurs dans les commissions »: cela sous-entend-il que c’est forcément à l’homme de se charger des commissions? Et, le cas échéant, ne peut-il pas lui arriver d’être distrait, à lui aussi?
    « Oublis de choses importantes », cela n’arrive bien sûr jamais à une femme. A moins que ce qui paraît important à une femme soit tout simplement une futilité aux yeux de son mari. Est-ce donc illégitime d’avoir une opinion différente, une attention portée à d’autres choses que sa femme?
    Et enfin le « comportement passif-agressif » qui dure des mois. Il est bien évident que jamais, ô grand jamais, une femme ne sera prise en flagrant délit de versatilité ou d’indécision. « Souvent femme varie, fol est qui s’y fie », propos misogyne condamnable.
    Ce texte n’est en rien une bonne réponse au masculinisme, c’est le cri irraisonné d’amertume d’une femme qui a eu des déboires avec un homme, cas dont elle fait une généralité sans remettre une seconde le comportement des autres femmes en question.

  3. Marie-Eve Paquet Says:

    Exactement ce que font les masculinistes quoi…

Les commentaires sont fermés.

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