Aliénation

Je n’avais pas compris en quoi un travail répétitif pouvait être aliénant. Depuis que j’ai commencé ma job d’été, je comprends. Je tape des informations dans des bordereaux (en ligne, dans un intranet) à longueur de journée. C’est long. C’est plate. Ça me lève le coeur quand j’entends un collègue de travail adéquiste louanger le capitalisme et son statut d’esclave salarié. J’haïs ça me lever tous les matins, après avoir dormi moins de six heures pour aller travailler. J’suis fatiguée et j’peux me reposer seulement la fin de semaine.

J’ai la nausée quand je pense que ça va être la même affaire lorsque je vais avoir fini mes études. Travailler, travailler, travailler…c’est pas une vie ça ! Pourquoi tant de gens endurent cette situation sans rien dire !? Pourquoi tant de personnes sont heureuses de leur exploitation ? Pourquoi des pauvres votent à droite ?

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2 Réponses to “Aliénation”

  1. En 1995 environ mon boulot d’été avait été créé de toute pièce par les politiques de fusions d’hôpitaux du Parti Québécois (en route vers le déficit zéro!).

    OK alors 4 hopitaux se sont fait fusionnés à Sherbrooke. Ils avaient donc fait un logiciel qui servaient à fusionner les dossiers des patients, pour que un patient donné se retrouve avec un seul dossier. Le programme faisait juste la fusion si les infos étaient exactement identiques. Évidemment, dans la réalité, les gens font des fautes de frappes. Le nom est Lucy au lieu de Lucie, etc. Donc le logiciel avait fait une liste de candidats potentiels et nous, notre job, c’était de regarder chaque entrée de la liste et de vérifier si les dossiers devaient être fusionnés ou non.

    C’est pas mal dans le top des boulots abrutissants, mais au moins ca payait un salaire de syndiqué…

    En passant, ma mère (qui travaille aux archives) m’a dit que 5 ans après il y avait encore souvent des problèmes reliés à la fusion (dossiers dupliqués, ou bien une fusion qui aurait pas dû être faite).

    Ah oui, mais ca *sauve des sous* pour l’État. Mon oeil.

  2. Tout ça pour dire que je compatis.

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