Fondation de l’Union communiste libertaire

Montréal, 23 novembre 2008 – Une nouvelle organisation révolutionnaire, l’Union communiste libertaire, a été fondée lors d’un congrès réunissant une cinquantaine de déléguéEs en fin de semaine dans Hochelaga Maisonneuve. La nouvelle organisation prendra la relève de l’Union régionale de la NEFAC au Québec.

Refondation

Le long processus de refondation de la Fédération des communistes libertaires du Nord-Est (NEFAC) au Québec, qui annonçait la volonté d’étendre l’anarchisme organisé à toutes les régions de la province, a permis de réunir pour la première fois sous la même bannière des libertaires provenant d’une demi-douzaine de villes de la province. Ainsi, la nouvelle organisation comptera des collectifs locaux dans les villes de Montréal, Québec et Sherbrooke mais également à Drummondville, Saint-Jérôme et à Saguenay ainsi que des liaisons dans quelques autres localités comme Trois-Rivières.

Les travaux du congrès ont surtout permis d’adopter une toute nouvelle constitution fixant le mode de fonctionnement unitaire de la nouvelle organisation (inspiré des acquis historiques du plateformisme), de faire une révision des buts et principes de la NEFAC en attendant l’adoption d’un manifeste communiste libertaire et de jeter les bases d’un plan d’action incluant une campagne sur la crise économique qui secoue actuellement le capitalisme.

Les congressistes ont reçu les salutations révolutionnaires de plusieurs organisations libertaires du monde entier, tels que: Worker’s Solidarity Alliance des Etats-Unis, Red Libertarias de Buenos Aires et la revue chilienne Ombre y Sociedad. L’Internationale des fédérations anarchistes, l’organisation française Alternative libertaire et Common Cause d’Ontario ont même jugé bon de déléguer des observateurs au congrès.

L’Union communiste libertaire est une organisation de militantEs provenant de divers mouvements de résistance, qui s’identifient à la tradition communiste dans l’anarchisme et ayant comme objectif commun une rupture révolutionnaire avec l’ordre établi. L’activité de l’UCL est organisée autour du développement théorique, de la diffusion des idées anarchiste et de l’intervention dans les luttes de notre classe, que ce soit de façon autonome ou par le biais d’une implication directe dans les mouvements sociaux.

Au plan théorique, L’Union communiste libertaire s’identifie aux principes communistes libertaires et s’appuie sur les bases théoriques de cette tradition particulière. Au plan tactique, L’UCL préconise l’implication dans les luttes sociales dans une perspective de radicalisation des mouvements sociaux et de construction de contre-pouvoir.

4 Réponses to “Fondation de l’Union communiste libertaire”

  1. longue vie à l’UCL!
    C19J

  2. J’ai entendu que ça ne marchait pas fort à la NEFAC du Québec, au printemps dernier. C’est à cause de ça, l’UCL?

  3. Je ne sais pas d’où tu prends tes informations, mais il me semble que tout allait bien à la NEFAC au printemps. Les raisons de la scission sont dans le texte.

  4. La raison donnée était les problèmes logistiques liés au maintien d’une fédération couvrant un aussi large territoire. Personellement, selon ma courte expérience de membre, c’est très plausible et ya pas à chercher anguille sous roche. En Europe les fédés peuvent fonctionner au niveau national car les pays sont beaucoup plus petits et il est beaucoup plus évidents pour la fédé de s’organiser en tant que fédé. Ici, couvrir le pays en entier relève de la fiction et couvrir le Nord Est se heurte encore à certains problèmes de transports et communications, sans parler des frontières qui ne sont plus très très perméables.

    À mon avis personnel (et comme j’ai dit, mon expérience fut courte), la NEFAC tendait à soit être trop lente à réagir (‘red tape’) lorsqu’on se bornait à la traiter comme une fédé, et fonctionnait ironiquement beaucoup mieux lorsqu’on la traitait plus comme un network et qu’on travaillait uniquement au niveau local. D’ou le bien fondé d’un scaling back et de réorganisation de la fédération comme entité plus locale. Selon moi ils vont mieux pouvoir supporter les collectifs des régions de cette façon.

    La praxis révolutionnaire permet de voir des problèmes en se heurtant au concret, et c’est louable de la part de nos camarades de faire un bilan et de changer l’organisation pour répondre à la réalité plutôt qu’à une pratique purement idéologique.

Les commentaires sont fermés.

%d blogueurs aiment cette page :