Une anti-démocratie, la Courchesne ?

«je pense qu’il y a un consensus qui est en train de se mettre en place au Québec. Quand je parle de consensus, j’exclus les étudiants.»

C’est effectivement la question que l’on peut se poser, à la lumière de cette déclaration de la ministre de l’Éducation, Michelle Courchesne. Selon elle, le point de  vue des étudiants et des étudiantes ne vaut pas la peine d’être considéré lorsqu’il est question d’une nouvelle hausse des frais de scolarité à l’université.

Aurait-elle oubliée le fait, que s’il n’y avait pas d’étudiants et d’étudiantes au Québec, elle n’occuperait pas son emploi actuel ? Son attitude réflète un refus net de discuter avec les étudiants. Elle ne veut absolument rien savoir de leurs besoins.

Est-ce que c’est juste moi…ou ce n’est pas très démocratique comme façon de faire ?

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9 Réponses to “Une anti-démocratie, la Courchesne ?”

  1. irrepressiblementvert Says:

    Les associations étudiantes ne se mettent pas dans une position de négociation dans la mesure où elles sont généralement contre toute forme de hausse de frais ou de tarif. À tort ou à raison. Est-ce plus démocratique de se peinturer dans le coin de la sorte ?

  2. Il me semble que la population québécoise en général, malgré qu’elle se laisse souvent mettre des idées stupides dans la tête, est opposée à la hausse des frais de scolarité. Un sondage (pourtant biaisé à droite) mené par Léger Marketing pour TVA dit que seulement 37% de la population est en faveur d’une « hausse significative des frais de scolarité à l’université ». L’appui à l’instauration des frais de scolarité au Cégep n’est, quant à lui, que de 49%.

    Le consensus n’existe pas à ce sujet. C’est comme ça depuis toujours. En 2007, les deux tiers de la population était opposée à la hausse. La ministre a menti, je lui crache à la gueule. La population est divisée sur la question.

    http://lcn.canoe.ca/lcn/infos/national/archives/2010/01/20100111-101919.html

  3. @irrepressiblementvert

    C’est faux.

    Premièrement, les groupement étudiants n’ont pas tous les mêmes tactiques et si certains sont plus revendicatifs, combattifs et ne veulent pas reculer d’un pouce sur des directions d’importance, d’autres sont prêts à plier sur certaines choses à condition qu’ils soient intégrés dans le procéssus décisionel.

    Deuxièmement, la phrase « Est-ce plus démocratique de se peinturer dans le coin de la sorte ? » n’a aucun sens étant donné que la démocratie idéale c’est supposé être la voix de tous et toutes présenté également. Donc si certaines associations dont les représentants avec leurs idées ont été démocratiquement élues décident lors d’assemblées démocratiques des directions qu’elles veulent suivre (selon toi, se peiturer dans le coin), et bien leur voix devraient être comptée de la même façon que celles qui veulent plier au gouvernement non-élu par la majorité (et ça c’est de la démocratie?).

  4. Mouton Marron, les sondages de TVA sont les plus antiscientifiques que j’ai vu jusqu’à ce jour. Les questions sont biaisées, les réponses sont biaisées et les résultats sont biaisés. Tu ne seras pas étonné de voir que plusieurs questions se contredisent : certains se disent en faveur de la privatisation mais contre les conditions de travail jugées « inférieures » dans le marché privé.

    Ces « sondages » nous prend soit pour des imbéciles, soit pour des câlisse de caves.

  5. C’est bon de le préciser. Et je suis d’accord, c’est pour ça que j’ai écrit un billet pour décortiquer une des questions du sondage en question, juste après avoir rédigé mon premier commentaire.
    http://moutonmarron.blogspot.com/2010/02/les-sondages-biaises-et-le-mensonge-de.html

  6. irrepressiblementvert Says:

    Pwel: bon point. Cela dit, le discours très tranché du mouvement étudiant en général, qu’il soit ou non représentatif de la base étudiante, laisse peu de place pour un éventuel consensus.

    Serait-il préférable d’obtenir la gratuité complète, même à l’université ? Peut-être est là la meilleure avenue pour que toute la société fasse de l’éducation une priorité.

  7. «Serait-il préférable d’obtenir la gratuité complète, même à l’université ?»

    Je crois que oui. Mais ça prendrait un changement de gouvernement et tout un changement de mentalité de la société québécoise pour en arriver là !

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