De l’échec de l’étatisme

Les révoltes populaires actuelles dans des pays arabes (et les répressions qu’elles entraînent) démontrent, à mon avis, l’échec de l’institution étatique à assurer la liberté et la protection des citoyens et des citoyennes d’un pays. C’est encore plus vrai quand ce même pays est sous le joug d’une dictature. Je m’explique.

Le peuple égyptien manifeste sans arrêt depuis plusieurs jours pour le départ du dictateur dirigeant actuellement le pays (Mohammed Hosni Moubarak). Et ce, malgré la très forte répression menée par la police et l’armée. Ces hommes et ces femmes veulent la liberté et l’égalité. Mais leur président préfère leur tirer dessus plutôt que d’obtempérer à leurs demandes. Malgré les blessures et les morts, ce peuple continue de lutter.

Il me semble qu’il s’agit d’un exemple très clair du fait que bien des politiciens et politiciennes siègent au sein des gouvernements pour leurs propres intérêts. Pas pour ceux des citoyens et citoyennes, qu’ils les aient élus ou non ! L’État n’est pas une institution neutre. Il s’agit que d’un levier pour défendre la bourgeoisie et dans certains cas, les intérêts de certains fanatiques religieux (dans le cas des régimes islamistes en place dans certains pays arabes).

Mais supposons qu’une révolte du même type, que celle ayant cours en Égypte aujourd’hui, se déroulerait au Canada. Est-ce que l’armée et la police seraient moins brutales qu’elles le sont en terre égyptienne ? Je crois que ce serait aussi violent, cruel et brutal. La violence vécue par les manifestants et manifestantes lors du dernier G20 à Toronto en est un exemple très éloquent.

Les événements ayant eu lieu en Tunisie et ce qui se passe en Égypte nous démontrent la barbarie dont l’État est capable pour maintenir sa domination. À mes yeux, je ne vois pas comment un(e) militant(e) de gauche peut continuer de croire à la neutralité de l’État, en tenant compte de cela.

Publicités

Commentaires fermés

%d blogueurs aiment cette page :