Traître de classe !

Le syndicalisme en a mangé toute une, cette fin de semaine. Les employé(e)s en lock-out du Journal de Montréal ont acceptés l’offre du médiateur, à contrecœur. Après cette défaite, la dirigeante de la CSN (Claudette Carbonneau) a le culot de dire, lors d’une entrevue accordée à une radio montréalaise, qu’elle a tout fait pour venir en aide aux lock-outés ! Mon cul ouais !

En fait, elle a plutôt voulu sauver sa peau et son derrière dans ce conflit. Jamais elle a osé montré les crocs face aux attaques répétées de Quebecor et de Pierre Karl Péladeau. On se retrouve maintenant avec un mouvement syndical affaibli et une grande victoire du patronat sur les travailleurs et travailleuses du Québec. À sa place, j’aurais honte !

4 Réponses to “Traître de classe !”

  1. Bien dit, mais dans le contexte, c’était perdu d’avance parce que le lectorat du journal a augmenté durant le conflit.

    Mais tu as quand même raison, la Congrégation Nationaleuse des Syndicaleux (CSN) a plié lâchement les genoux. Tout de même, quand il s’agit du privé, j’ai tendance à être pro-syndical, mais dans le secteur public, la version actuelle du syndicalisme d’État est néfaste pour les clients des services publics.

  2. «la version actuelle du syndicalisme d’État est néfaste pour les clients des services publics.»

    Pourrais-tu en dire + ? Parce que si je pense à mes éternels problèmes avec l’aide sociale; ce n’est pas parce que les travailleurs et travailleuses qui travaillent au ministère de l’Emploi sont syndiqué(e)s que j’ai de la misère avec eux, mais à cause des lois stupides entourant l’exercice de leurs fonctions.

  3. Non, là-dessus, je te le concède, même si « suivre les ordres » n’est pas une excuse pour perpétrer un crime contre quelqu’un. La bourreaucrassie étatiques est un pire ennemi que les élites syndicaleuses pour les clients de services publics, en effet.

    Mais en observant les nombreux problèmes d’inefficacité subis par les services publics au Québec, je constate que les monopoles syndicaleux (et non pas les syndicats en soi, ça prend clairement des syndicats, en autant qu’on soit libre de s’associer, OU PAS) sont néfastes pour les clients des services publics. Ça me semble particulièrement vrai dans le système d’instruction, où les enseignants ne sont pas embauchés sur la base de la compétence.

  4. Ce serait tellement plus simple si TOUS les prestataires de l’Aide Sociale étaient considérés au même titre, recevant tous la prestation pour contraintes sévères à l’emploi. Mais comme ça nécessiterait moins de bourreaucrassie, ça n’arrivera pas!

Les commentaires sont fermés.

%d blogueurs aiment cette page :