Archive for the Communiqué Category

Brutalité policière révoltante !

Posted in Communiqué, Police, Violence on 12 juin 2014 by Arwen

Montréal, le jeudi 12 juin 2014

Pour diffusion immédiate

Une enseignante du primaire et le concierge de l’école
agressés par un policier pendant une fête d’enfants

Vers 17h hier soir, le concierge d’une école primaire située sur le Plateau Mont-Royal et une enseignante ont vu leur fête d’école brutalement interrompue quand un policier s’est rué sur eux pour les agresser, puis les arrêter.

L’événement est survenu alors qu’ils prenaient une pause de dix minutes pendant la fête. Des enfants s’apprêtaient à traverser la rue quand une voiture de police est passée devant eux sur le feu rouge, sans gyrophares ni sirène. Le concierge a poliment interpellé le policier (dont la fenêtre était ouverte) pour lui signaler que, devant une école, il devrait mettre ses flashers quand il passe sur un feu rouge pour éviter de blesser un enfant. Le policier D. Harris a alors fait demi-tour et a commencé à insulter le concierge. Quand ce dernier lui a demandé de faire preuve de respect et de cesser de cacher son numéro de matricule, la situation a rapidement dégénéré et le policier s’est rué sur lui pour procéder à une arrestation plus que musclée devant des enfants et des parents abasourdis. Sa collègue enseignante a alors essayé de calmer le policier qui brutalisait le jeune homme, lui faisant remarquer qu’il n’offrait aucune résistance et qu’il était inutile d’être aussi violent. Le policier a réagi en la saisissant à la gorge avant de l’asperger de poivre de cayenne et de procéder elle aussi à son arrestation.

Le concierge, Carl Cadieux, un jeune homme de vingt ans, porte ce matin les marques psychologiques et physiques de son arrestation. Il est arrivé ébranlé sur son lieu de travail en racontant qu’il a passé plus de quatre heures en détention sans jamais comprendre comment il a pu se retrouver dans une telle situation. Au terme d’une longue attente, le policier en charge lui a fait retirer les menottes et l’a informé qu’il n’y aurait aucune charge retenue contre lui.

Sa collègue enseignante, Nadia Lessard, n’a pour sa part pas été amenée au poste, mais elle doit s’y présenter le 8 août prochain pour faire prendre ses empreintes digitales. Elle ferait face à des accusations d’entrave au travail d’un agent de la paix.

Les parents, enfants et collègues qui ont assisté à la scène sont encore sous le choc ce matin.

Quelques témoins ont filmé la scène.

-30-

Publicités

Communiqué de l’Action Antifasciste Paris-Banlieue

Posted in Anti-fascisme, Communiqué with tags on 14 juin 2013 by Arwen
Assassin de Clément Méric
Voici la preuve incontestable et définitive qu’Esteban Morillo, l’assassin de notre camarade Clément, est un militant de Troisième Voie, groupe d’extrême droite dirigé par Serge Ayoub. On observe sur cette photo Esteban Morillo (vêtu d’un tee shirt Troisième Voie) en compagnie d’un certain nombre d’autres militants dont leur leader Serge Ayoub.

La révélation de ce cliché est l’occasion pour notre organisation de soulever certains points importants liés au dramatique assassinat de Clément.

Voici une semaine que notre camarade et ami nous a quitté et que nous devons faire face à une exposition médiatique importante. Si le traitement de l’information n’est pas uniforme, nous constatons néanmoins que certains médias, dans leur recherche du scoop et du sensationnel, se sont empressés de donner la parole à l’infâme Serge Ayoub, leader de l’organisation Troisième Voie dont l’assassin de Clément était donc militant. L’occasion était trop belle pour l’extrême droite et le comportement irresponsable de certains leur a permis d’étaler leur propagande mensongère et de jouir, une nouvelle fois, d’une exposition de grande ampleur à peu de frais.

Nous souhaitons également réitérer de façon claire et directe notre accusation portée au Front National et à sa présidente Marine Le Pen. Oui les liens existent et ils ont été largement mis en lumière ces derniers jours : sécurité du défilé du 1er Mai du Front National par certains membres des Jeunesses Nationalistes Révolutionnaires, diner en tête à tête entre Marine Le Pen et Serge Ayoub, présence de Marine Le Pen au local de Troisième Voie en 2008(1) ou encore soutien de Serge Ayoub et de Troisième Voie sur les marchés d’Hénin-Beaumont lors de la campagne du FN face à Jean Luc Mélenchon. A quand des investigations supplémentaires sur ces liens avérés entre les mouvances d’ultra droite et le Front National ?

Pour notre part, nous appelons à une grande manifestation unitaire face à la montée des idées de l’extrême droite. Rendez-vous le Dimanche 23 Juin à 15h à Paris (lieu à définir).

Toujours antifascistes !

(1) http://lahorde.samizdat.net/2013/06/08/un-jnr-pour-proteger-marine-le-pen/

Rectificatifs sur les liens entre la CLASSE et l’UCL

Posted in Anarchisme, Communiqué, Mouvement étudiant, UCL on 11 mai 2012 by Arwen

Plusieurs affirmations ont circulé récemment à l’effet que des anarchistes seraient actifs et actives dans le mouvement étudiant. Des liens entre la Coalition large de l’ASSÉ (CLASSE) et l’Union communiste libertaire ont en particulier été faits sur de nombreux blogues et journaux. Si certaines informations sont vraies, la plupart sont fausses et méritent quelques rectificatifs. Nous profitons de l’occasion pour remercier ces chroniqueurs qui nous offrent de nouvelles opportunités d’expliquer nos principes et notre approche des changements sociaux.

Les anarchistes et les luttes sociales : une histoire d’amour depuis 1860!

Premier rectificatif : les anarchistes – comme les féministes radicales – sont bien et bel une partie intégrante de la lutte étudiante. En fait, il n’y a rien de très surprenant dans cette participation : les personnes se revendiquant de l’anarchisme ont pris part aux luttes sociales de leur époque depuis 1860, et ce aussi bien en Europe, en Amérique du Sud, en Afrique ou en Asie! Plus concrètement, en ce qui concerne le mouvement étudiant québécois, notre action est similaire à celle de bien d’autres militants et militantes : participation à des assemblées générales, manifestations, actions symboliques et de désobéissance civile, animation de réunions, d’assemblées, d’ateliers de formation, de conférences.

Notre approche n’est pas d’imposer des pratiques ou de «noyauter» des organisations en obtenant des postes de pouvoir (ce qui serait contraire à nos principes). Il s’agit plutôt de défendre la démocratie directe, insister sur le partage des connaissances et des responsabilités, inculquer une méfiance des dirigeants (étudiants ou autres), promouvoir une vision non-corporatiste de la lutte en allant au-delà de la défense des intérêts strictement étudiants, etc.

Deuxième rectificatif : la CLASSE n’est pas affiliée à l’UCL! Cela nous ferait bien sûr plaisir d’accueillir plus de 80 000 nouvelles personnes au sein de notre fédération anarchiste, mais c’est loin d’être le cas. Il est troublant que cette affirmation sans fondement, proposée par l’extrême-droite, se soit retrouvée reprise par des médias complaisants sans être validée.

Il n’y a aucun lien formel entre la CLASSE et l’UCL. La CLASSE ne répond de personne d’autre que son congrès et les assemblées générales. Visiblement, ceux qui affirment le contraire n’ont absolument aucune idée de ce que veulent les anarchistes et sont ignorants du fonctionnement démocratique de la CLASSE.

Nous partageons quelques points communs. Au-delà de la participation d’anarchistes au sein d’associations étudiantes locales ou d’instances de la CLASSE, nous prônons également la démocratie directe, une éducation libre, gratuite et populaire, l’indépendance des mouvements sociaux vis-à-vis des partis politiques et nous privilégions la mobilisation et les actions directes aux stratégies lobbyistes.

Nous nous distinguons de la CLASSE sur d’autres points. Si les porte-parole de la CLASSE tiennent un discours de lutte de classe proche du nôtre, il faut aussi dire qu’ils flirtent souvent avec le nationalisme. Aussi, leurs discours sont réformistes. Malgré ce qu’ont fantasmé plusieurs chroniqueurs, la CLASSE s’accommoderait très bien d’une réforme de la fiscalité.

Rappelons qu’en ce qui nous concerne, le problème n’est pas une question de fiscalité, mais bien une question de capitalisme. L’agitation actuelle que connaît le Québec au sujet des frais de scolarité est en effet à replacer dans le contexte plus global d’un capitalisme en crise à l’échelle mondiale. Les mesures d’austérité, les plans de sauvetage du système bancaire, les coupures bugétaires, l’ensemble de ces mesures, dans chaque pays, est à combattre de manière radicale, et certainement pas en espérant qu’une réforme fiscale réglera la question.

La gauche radicale contre la droite nationaliste et fascisante

Dernier rectificatif : les anarchistes sont contre toutes les formes de relations de pouvoir, y compris le nationalisme, le racisme et le masculinisme. Si des médias et des individus tendent à réduire l’anarchisme à l’image de «casseurs», c’est qu’ils sont ignorants ou que les valeurs des anarchistes dérangent avec succès certains privilèges.

Les anarchistes ont ainsi une longue histoire de luttes contre les mouvements proches de la droite nationaliste et des tendances fascisantes (racistes, autoritaires, homophobes, mysogines, religieuses). Au Québec comme ailleurs, des anarchistes travaillent – parfois par l’éducation populaire, parfois à coups de poing – à contrer la propagation de ces idéologies porteuses de haine. Et c’est pourquoi nous sommes la cible de ces mêmes mouvances!

Salutations libertaires et antifascistes,

Ni Québec, ni Canada, ni Patrie, ni État,

Union Communiste Libertaire
10 mai 2012

L’UCL dénonce la répression et appelle à défier les injonctions

Posted in Communiqué, Mouvement étudiant, UCL on 7 avril 2012 by Arwen

« Le mouvement syndical est né dans l’illégalité, il a grandi dans l’illégalité et il devra continuer de vivre en marge de la légalité qui favorise une minorité au détriment d’une majorité »
– Michel Chartrand, 1972

C’est en 1972 que le syndicaliste Michel Chartrand fait cette déclaration alors que le gouvernement tente de mettre fin à la grève du Front commun des employé-e-s de la fonction publique québécoise par une loi spéciale forçant leur retour au boulot. Heureusement, cette loi spéciale fut défiée par les syndiqué-e-s, les chefs syndicaux furent emprisonnés et le résultat fut le déclenchement de la plus grande grève générale de l’histoire du Québec durant laquelle des villes entières telles que Sept-Îles et Joliette furent mises sous contrôle ouvrier.

Aujourd’hui, devant l’ampleur du mouvement étudiant, le gouvernement, ses sbires et son aile jeunesse réunie au sein du Mouvement des étudiants (sic) socialement responsables du Québec (MESRQ) tentent actuellement la même stratégie de judiciarisation de la grève étudiante à grand coup d’injonctions visant à rendre la grève illégale. Les étudiantes et étudiants du Cégep d’Alma, de l’Université Laval et de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) sont déjà sous le coup d’injonctions et la menace plane pour plusieurs autres institutions. Au sein du mouvement ouvrier, ces pratiques sont déjà très fréquentes et il fut possible de voir les employé-e-s d’Aveos à Montréal et de Rio Tinto Alcan à Alma en être les victimes.

Depuis le début de la grève étudiante, la stratégie du gouvernement est d’envoyer sa police sur les manifestations et lignes de piquetage. Le matraquage, les arrestations et la judiciarisation des grévistes n’ont cependant pas réussi à ébranler le mouvement étudiant. L’État a donc décidé de s’en remettre au système judiciaire et de laisser des individus attaquer devant les tribunaux des décisions prises collectivement et démocratiquement (certainement beaucoup plus que les élections qui ont permis à Jean Charest de prendre le pouvoir) par un mouvement de lutte.

L’Union Communiste Libertaire (UCL) tient à rappeler que les tribunaux et la « justice » dans une société capitaliste comme le Québec sont tout sauf neutres. Ils ne visent qu’à faire appliquer les lois qui, elles, sont votées par les membres du parlement. Les tribunaux et la police ne sont, en fait, que les chiens de gardes des intérêts de la classe dominante qui les contrôle politiquement. L’UCL croit donc qu’il est primordial pour les étudiantes et étudiants ainsi que les travailleurs et travailleuses de ne pas tomber dans le piège juridique que nous tend l’État et de demeurer sur le terrain politique de la rue, là où il est possible de bâtir un réel rapport de force face au gouvernement et aux patrons.

Par conséquent, l’UCL appelle les étudiantes et les étudiants à défier ces injonctions et à continuer la grève. Il apparaît clair que si on veut être assuré-e-s de perdre à un jeu, il suffit de jouer avec celui qui choisit les règles. L’UCL appelle également les travailleurs et travailleuses en lutte à défier les tribunaux et à faire front commun avec le mouvement étudiant. C’est en bâtissant une réelle solidarité au sein de l’ensemble de la classe ouvrière qu’il sera possible d’arracher des gains face au patronat et à leurs pantins que sont les politiciens et politiciennes. Il est important de rappeler que chaque gain, chaque « droit » qu’a acquis la classe ouvrière fut d’abord et avant tout arraché en faisant fi de la loi et en cherchant à construire un rapport de force dans la rue.

Après plusieurs semaines de grève, la seule compensation que le gouvernement a donné au mouvement est une maigre bonification, si on peut la qualifier ainsi, au régime de prêts étudiants. L’UCL soutient que pour une victoire totale, il est primordial que la lutte soit étendue à l’extérieur du simple cadre étudiant et que les travailleuses, travailleurs, chômeurs, chômeuses, sans-emplois, retraité-e-s s’y joignent en solidarité. Bref, il est temps de parler de grève sociale au Québec, car il est important de ne pas oublier que nous formons, ensemble, une seule et même classe d’opprimé-e-s et que c’est l’ensemble de cette classe qui doit réagir quand une attaque est portée contre elle.

L’union communiste libertaire

Deuxième congrès de l’UCL : Construire nos outils pour réparer le monde

Posted in Anarchisme, Communiqué, UCL on 8 septembre 2011 by Arwen

Communiqué pour diffusion immédiate

8 septembre 2011 // L’Union Communiste Libertaire (UCL), une organisation anarchiste québécoise qui aura bientôt 3 ans, a tenu son deuxième congrès la fin de semaine dernière à Montréal. Les sympathisantes, sympathisants et membres du Collectif anarchiste La Nuit de Québec, du Collectif Emma Goldman de Saguenay et du Collectif de Montréal se sont réuni-e-s en compagnie de quelques observatrices et observateurs de Gatineau. L’événement a su susciter une vague d’optimisme chez les compagnes et compagnons qui y ont participé, un engouement renouvelé qui se répercutera concrètement dans les activités de l’organisation et la participation quotidienne aux luttes pour le changement social.

Dans le contexte du développement d’un mouvement étudiant combatif qui pourrait mener à une nouvelle grève générale à l’hiver, il a été résolu de faire de la lutte étudiante une priorité dans le plan d’action de l’organisation pour les prochains mois. Un journal spécifiquement anarchiste ayant trait au mouvement étudiant sera publié et diffusé dans plusieurs villes. De plus, il sera tenté de développer des liens de solidarité active entre le milieu étudiant et les autres secteurs en lutte contre les mesures d’austérité budgétaire.

Afin de favoriser des rapports plus égalitaires et donner une place plus prépondérante aux luttes féministes, un Comité Femmes non-mixte a été fondé. Le congrès a également été l’occasion de renouveler entièrement le secrétariat fédéral, dont la composition atteint maintenant la parité femmes/hommes et une représentation géographique satisfaisante. Dans le contexte de la création de l’escouade GAMMA par le Service de Police de la Ville de Montréal, une escouade spécialisée dans la surveillance et la répression des mouvements politiques anarchistes et radicaux, l’Union Communiste Libertaire s’est dotée d’un nouveau fonds de défense légal pour ses sympathisantes, sympathisants et membres.

Nous avons eu le plaisir de recevoir de sympathiques délégués des organisations communistes libertaires Common Cause d’Ontario et Alternative Libertaire de France. De même, nous souhaitons remercier l’Internationale des Fédérations Anarchistes, la First of May Anarchist Alliance, Common Cause, la Federazione dei Comunisti Anarchici, la Libertarian Communist Federation, la Workers Solidarity Alliance et la Fédération Anarchiste de France pour leurs messages de solidarité en vue du congrès.

Partageant l’expérience de plus d’une dizaine d’années de militantisme communiste libertaire au Québec, les sympathisantes, sympathisants et membres de l’Union Communiste Libertaire participent activement aux mouvements sociaux qui secouent la province et au développement théorique des idées anarchistes. Motivé-e-s par une alternative libertaire cohérente face au désordre de la société capitaliste et patriarcale, les militantes et militants s’appliquent, en public comme en privé, à lutter contre toutes les formes d’oppression et à transformer la vie. Où que vous soyez au Québec, l’UCL est une organisation anarchiste dynamique et facilement contactable, engagée à supporter et outiller les militantes sociales et militants sociaux intéressé-e-s par nos idées.

Embrassade solidaire,
Secrétariat fédéral.

Union Communiste Libertaire
ucl@causecommune.net
http://www.causecommune.net
Union communiste libertaire a/s E. H.
C.P. 55051, 138 St-Vallier Ouest
Québec (Québec), G1K 1J0

-30-

Quand les beux ont les bleus

Posted in Communiqué, Os*** de police !, UCL on 27 juin 2010 by Arwen

Des camarades de l’UCL à Toronto ont écrit ce bref communiqué pour faire part de la répression intense qui sévit actuellement, en marge du G20. L’UCL le diffuse pour réitérer son support à toutes les victimes des forces de répression d’un système qui ne repose sur rien d’autre que la violence.

Malgré l’ingéniosité des manifestantes et des manifestants, qui semblent être en avance sur les policiers sur le plan tactique (les attaques à la marchandise furent étonnamment très nombreuses malgré la grossière campagne de peur), l’exercice de la terreur semble toujours à l’ordre du jour.

Aux petites heures, en ce pluvieux matin du G20, les policiers ont eu la brillante idée de procéder à l’arrestation de plusieurs militants et militantes du milieu radical montréalais et torontois. En pleine nuit, armées jusqu’aux dents, les forces de l’ordre ont démontré une nouvelle fois que leurs services de renseignement étaient tout aussi paranoïaques qu’efficaces.

La journée s’est tout de même déroulée au bénéfice des altermondialistes et anticapitalistes. Lors de la manifestation principale, comptant quelque 20 000 personnes, les radicaux ont pu s’en donner à cœur joie en procédant à de nombreuses actions directes contre l’État (on compte au moins quatre voitures de flics incendiées) et la propriété privée (une quarantaine de commerces furent ciblés) Encore une fois les forces de l’ordre ont fait preuve d’un manque flagrant de perspicacité et d’ingéniosité (que voulez-vous : il y a toujours des choses qui ne s’achètent pas…).

Mais la journée était loin d’être terminée. Vers 20 heures, les policiers sont de nouveau passés à l’offensive… Armés de mitrailleuses (!), ils ont littéralement pris d’assaut une coopérative où logeaient plusieurs activistes de Montréal. Mis à part le traumatisme évident qu’ont subi les quelques personnes ainsi sauvagement arrêtées, il semblerait bien que les forces de l’ordre, déjouées par plus fins qu’elles, tentent de prendre leur revanche par la seule voix qui leur soit connue et confortable : celle de la violence brutale et lâche, celle des armes et de la loi.

Au moment d’écrire ses lignes, les policiers séquestrent encore plusieurs militants à l’intérieur des murs des la coopérative…

Communiqué de Common Cause

Posted in Anarchisme, Communiqué on 21 mai 2010 by Arwen

Incendie d’une succursale de la Banque Royale
Les anarchistes servent de boucs émissaires

Malgré les affirmations largement répandues dans les médias, il n’y a aucune indication que le récent incendie d’une succursale de la Banque Royale, à Ottawa, ait été perpétré par des « anarchistes ».

Il n’est affirmé nulle part dans la déclaration ou la vidéo qui ont été publiées en ligne que les responsables sont des anarchistes.

Prétendre sans aucune preuve, comme le font les médias, que c’est l’œuvre d’anarchistes frise la calomnie et mérite la note F en journalisme élémentaire.

Nous n’avons aucune idée des convictions politiques de ceux et celles qui ont fait ça. Nous ne pouvons d’ailleurs pas exclure la possibilité que ce soit le fait d’agents-provocateurs.

« Cet acte devrait également être placé dans le contexte de la violence significative perpétrée sur une base quotidienne par l’État capitaliste comme la violence de la guerre, la pauvreté, le colonialisme et la destruction de l’environnement. Bien que nous cherchions à construire une résistance basée sur des mouvements populaires de masse, nous comprenons pourquoi les gens sont en colère contre les banques », dit Kyle James, membre de la section locale d’Ottawa de Common Cause.

L’anarchisme n’est pas la violence et le chaos. L’anarchisme veut créer une société hautement organisée et démocratique, libérée de la hiérarchie et de l’exploitation.

Comme anarchistes, nous soutenons la construction de mouvements de masse révolutionnaires et démocratiques, qui s’attaqueront directement au capitalisme par un travail d’organisation syndicale et communautaire en utilisant l’action directe de masse comme les grèves, les lignes de piquetages et les occupations.

Nous croyons en la puissance de millions de personnes de la classe ouvrière se tenant toutes ensemble debout contre les banquiers, les patrons, et leurs états. Nous avons besoin de grèves générales illimitées de tous les travailleurs et toutes les travailleuses partout au Canada et à l’étranger pour vaincre les attaques capitalistes contre la classe ouvrière.

Les travailleurs et les travailleuses, y compris les employé-e-s de banque, n’ont rien à craindre des anarchistes.

Unie, la classe ouvrière a le pouvoir de mettre le système capitaliste tout entier à genoux et de relancer le travail pour nos propres besoins plutôt que les profits des patrons.

Common Cause est une organisation anarchiste d’Ontario avec des sections locales à Ottawa, London, Toronto et Hamilton.

[Traduction: secrétariat externe de l’Union communiste libertaire (Québec)]