Archive for the UCL Category

Mort de l’UCL: me vider le coeur

Posted in Coups de gueule, UCL on 22 février 2014 by Arwen

Suite à la publication d’un texte de réplique concernant la fin de l’Union Communiste Libertaire, je ressentais le besoin de m’exprimer sur la fin de cette organisation. J’avais écrit auparavant que je ne voulais pas faire de commentaires ici, mais la donne a changé. Je me suis impliquée dans cette fédération de ces débuts en novembre 2008 jusqu’à mon départ le 8 juin 2013. C’est presque 5 ans ! Cette organisation, je l’avais tatouée sur le cœur. Je l’ai aimé, malgré les hauts et les bas. De devoir partir, principalement à cause d’un conflit qui me concernait pas, après une longue période d’implication, m’a brisé le cœur. Aux 2 personnes visées dans le commentaire de Philou (un ancien camarade de l’UCL): je ne pourrais jamais vous pardonner. Vous m’avez enlevé le goût de militer. Le cynisme m’envahit et l’amertume me ronge les sangs. J’ai déjà de la misère à faire confiance aux autres (à cause d’une trahison passée). Maintenant à cause de vous, c’est pire. Pas mal plus pire. Je ne sais pas comment vous faites pour « dealer » avec votre conscience, jour après jour…

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Nous n’accepterons pas que vous ré-inventiez l’histoire de la fin de l’UCL

Posted in Féminisme, UCL on 18 février 2014 by Arwen

Bien que la crédibilité que nous vous accordons soit très faible (et nous préférons vous le dire tant qu’à jouer les hypocrites), nous aimerions vous faire part de nos réflexions et commentaires suite à votre texte en tant que féministes (bien que pour vous, nous ne soyons que des femmes anti-féministes). Nous avons le senti que notre parole en tant que femmes se définissant féministes peut aussi être pertinente. Nous ne nous laisserons pas traiter d’anti-féministes, que ce soit en privé ou en public, et nous sommes prêtes à défendre nos convictions tant publiquement que dans le privé. Nous n’avons rien à cacher et assumons tout ce que nous avons dit et fait. Nous nous sommes impliquées (et nous impliquons toujours) dans des mouvements mixtes, comme le furent NEFAC et l’UCL, et nous y avons toujours défendu et poussé des lignes féministes. Nous avons aussi été actives, et le sommes toujours, dans des groupes non-mixtes sur les enjeux féministes.

Tout d’abord, nous vous trouvons vraiment de mauvaise foi lorsque vous affirmez que vous avez tenté de jouer les réconciliatrices. Nous avons cherché à avoir des discussions avec plusieurs d’entre vous (ce qui fut parfois le cas) mais certaines d’entre vous ont refusé de nous rencontrer et ce, même dans les moments prévus par le collectif. Vous avez également contribué à exacerber le conflit, notamment par votre déclaration du comité femmes. Parmi la liste des gestes que nous pouvons vous reprocher :

– Ne pas nous inviter lors de certaines rencontres «clé» du comité femmes

– Mentir

– Changer et effacer des messages sur nos canaux de communication (et le nier)

– Parler de comportements machistes de certains hommes sans d’abord en parler avec des femmes sympathisantes du collectif et dans l’entourage immédiat de ces hommes, ni nommer ces comportements, ce qui aurait pourtant pu aider énormément.

– Affirmer que si l’on vous critique, vous allez verser du sang menstruel sur nos voitures et plus globalement prendre toute critique comme une attaque au féminisme. Laisser sous-entendre que toute critique équivaut nécessairement à un comportement anti-féministe.

– Laisser planer de fausses rumeurs.

Deuxièmement, nous ne voulons pas nous attarder là-dessus car tout est déjà écrit aux endroits appropriés, tout a déjà été dit et nous le savons toutes très bien : Ce n’est pas un clash féministe et anti-féministe qui a tué l’UCL. Si vous souhaitez revenir là-dessus, nous sommes prêtes à revoir avec vous toutes les lettres de démissions et commentaires s’y rattachant. Rapidement, les démissions et conflits les entourant blâment les mauvais rapports nouveaux-nouvelles / ancien-ne-s, les stratégies au sein de l’organisation notamment sur la question du plateformisme, du membership et de la direction du collectif. Il est vrai que de la mauvaise foi et les non-dit (qui ne sont pas que l’apanage des femmes/du comité femme, en passant) ont aussi été nommés. Plusieurs ont évoqué que certains gestes ou paroles (d’hommes et de femmes) ont aidé à ce que les discussions ne deviennent plus possibles. Ce n’est pas, comme vous l’affirmez, votre projet politique de créer un nouveau collectif féministe qui est en cause. D’ailleurs, à ce sujet, presque personne n’était au courant de ce projet lors de leurs démissions. Alors, nous n’accepterons pas que vous ré-inventiez l’histoire de la fin de l’UCL à votre avantage, en faisant passer cela sous un clash féministe/anti-féministe. D’autant plus que nous avons travaillé longtemps à développer le féminisme au sein de cette organisation, notamment en intégrant le principe du privé est politique. Nous trouvons également très désolant que vous fassiez fi du travail de toutes les femmes qui ont milité dans cette organisation avant vous, et pour certaines, également avant nous. Sachez que vous n’avez pas été les seules à lutter en ce sens.

Troisièmement, personne n’a discrédité votre projet politique. Si vous n’avez pas réussi à faire ce que vous souhaitiez, ce n’est pas notre faute. Les gestes et actes dont vous faites recension dans votre texte sont, pour la plupart, faux, pris hors contexte ou détournés de leur sens. Encore une fois, nous sommes prêtes à les revoir avec vous. Nous répondons aussi que toute proposition faite par des féministes n’est pas forcément féministe et que toute réaction à une proposition faite par des féministes n’est pas nécessairement anti-féministe. D’ailleurs, les comportements machos peuvent aussi exister chez les femmes. Votre discours victimisant est franchement agaçant. Il n’a jamais été question d’une opposition à votre projet politique, nous n’avons même pas eu l’occasion d’en discuter.

Nous sommes en accord avec votre analyse quand vous affirmez que dans les groupes mixtes, le féminisme dépend de celles (et parfois ceux) qui souhaitent le porter. Bien que le féminisme soit toujours inscrit dans les chartes et les constitutions, il n’est pas mis de l’avant de facto. C’est d’ailleurs une des raisons pour laquelle nous travaillons aussi en non-mixité ! C’est une critique pertinente et j’espère que vous continuerez à la porter. Cependant, si vous avez perdu des amitiés et des solidarités, ce n’est pas parce que vous aviez des objectifs féministes. Pour nous, c’est l’utilisation du féminisme à d’autres fins qui nous a posé en opposition puisque nous reconnaissons, comme vous, les rapports de domination patriarcaux au sein des milieux mixtes. D’une part, nous regrettons que vous ayez utilisé le féminisme pour :

– Des visions différentes du collectif (qui ne sont pas reliées directement au féminisme.

– Ne pas avoir à faire face à la critique et à vous expliquer (l’attitude : puisque c’est notre senti, nous devons pas nous expliquer, puisque nous sommes féministes, nous n’avons pas à nous justifier)

– Pour tenter d’expulser un homme en particulier dans le cadre d’un conflit inter-personnel.

 En conclusion, nous vous souhaitons bonne chance dans vos projets féministes puisque ceux-ci sont importants. Comme vous l’avez mentionné : «Au final, c’est dans l’action que l’on construit des solidarités, de la confiance et du respect.». Vous comprendrez, par tout ce qui fut dit précédemment, que nous n’avons plus de confiance envers vous. Ceci dit, nous sommes quand même toujours prêtes à discuter de tout cela. Puisque le milieu féministe est petit, il est pratiquement certain, de toutes façons, que nous nous recroiserons.

Les femmes «traîtresses», «anti-féministes» et «qui ne résistent pas» des défuntes UCL-Montréal et UCL-Québec.

Avis

Posted in Annonce, UCL on 11 juin 2013 by Arwen

J’ai quitté les rangs de l’Union Communiste Libertaire dernièrement. Aucun commentaire concernant mon départ de cette organisation ne sera fait sur ce blogue. Merci.

Rectificatifs sur les liens entre la CLASSE et l’UCL

Posted in Anarchisme, Communiqué, Mouvement étudiant, UCL on 11 mai 2012 by Arwen

Plusieurs affirmations ont circulé récemment à l’effet que des anarchistes seraient actifs et actives dans le mouvement étudiant. Des liens entre la Coalition large de l’ASSÉ (CLASSE) et l’Union communiste libertaire ont en particulier été faits sur de nombreux blogues et journaux. Si certaines informations sont vraies, la plupart sont fausses et méritent quelques rectificatifs. Nous profitons de l’occasion pour remercier ces chroniqueurs qui nous offrent de nouvelles opportunités d’expliquer nos principes et notre approche des changements sociaux.

Les anarchistes et les luttes sociales : une histoire d’amour depuis 1860!

Premier rectificatif : les anarchistes – comme les féministes radicales – sont bien et bel une partie intégrante de la lutte étudiante. En fait, il n’y a rien de très surprenant dans cette participation : les personnes se revendiquant de l’anarchisme ont pris part aux luttes sociales de leur époque depuis 1860, et ce aussi bien en Europe, en Amérique du Sud, en Afrique ou en Asie! Plus concrètement, en ce qui concerne le mouvement étudiant québécois, notre action est similaire à celle de bien d’autres militants et militantes : participation à des assemblées générales, manifestations, actions symboliques et de désobéissance civile, animation de réunions, d’assemblées, d’ateliers de formation, de conférences.

Notre approche n’est pas d’imposer des pratiques ou de «noyauter» des organisations en obtenant des postes de pouvoir (ce qui serait contraire à nos principes). Il s’agit plutôt de défendre la démocratie directe, insister sur le partage des connaissances et des responsabilités, inculquer une méfiance des dirigeants (étudiants ou autres), promouvoir une vision non-corporatiste de la lutte en allant au-delà de la défense des intérêts strictement étudiants, etc.

Deuxième rectificatif : la CLASSE n’est pas affiliée à l’UCL! Cela nous ferait bien sûr plaisir d’accueillir plus de 80 000 nouvelles personnes au sein de notre fédération anarchiste, mais c’est loin d’être le cas. Il est troublant que cette affirmation sans fondement, proposée par l’extrême-droite, se soit retrouvée reprise par des médias complaisants sans être validée.

Il n’y a aucun lien formel entre la CLASSE et l’UCL. La CLASSE ne répond de personne d’autre que son congrès et les assemblées générales. Visiblement, ceux qui affirment le contraire n’ont absolument aucune idée de ce que veulent les anarchistes et sont ignorants du fonctionnement démocratique de la CLASSE.

Nous partageons quelques points communs. Au-delà de la participation d’anarchistes au sein d’associations étudiantes locales ou d’instances de la CLASSE, nous prônons également la démocratie directe, une éducation libre, gratuite et populaire, l’indépendance des mouvements sociaux vis-à-vis des partis politiques et nous privilégions la mobilisation et les actions directes aux stratégies lobbyistes.

Nous nous distinguons de la CLASSE sur d’autres points. Si les porte-parole de la CLASSE tiennent un discours de lutte de classe proche du nôtre, il faut aussi dire qu’ils flirtent souvent avec le nationalisme. Aussi, leurs discours sont réformistes. Malgré ce qu’ont fantasmé plusieurs chroniqueurs, la CLASSE s’accommoderait très bien d’une réforme de la fiscalité.

Rappelons qu’en ce qui nous concerne, le problème n’est pas une question de fiscalité, mais bien une question de capitalisme. L’agitation actuelle que connaît le Québec au sujet des frais de scolarité est en effet à replacer dans le contexte plus global d’un capitalisme en crise à l’échelle mondiale. Les mesures d’austérité, les plans de sauvetage du système bancaire, les coupures bugétaires, l’ensemble de ces mesures, dans chaque pays, est à combattre de manière radicale, et certainement pas en espérant qu’une réforme fiscale réglera la question.

La gauche radicale contre la droite nationaliste et fascisante

Dernier rectificatif : les anarchistes sont contre toutes les formes de relations de pouvoir, y compris le nationalisme, le racisme et le masculinisme. Si des médias et des individus tendent à réduire l’anarchisme à l’image de «casseurs», c’est qu’ils sont ignorants ou que les valeurs des anarchistes dérangent avec succès certains privilèges.

Les anarchistes ont ainsi une longue histoire de luttes contre les mouvements proches de la droite nationaliste et des tendances fascisantes (racistes, autoritaires, homophobes, mysogines, religieuses). Au Québec comme ailleurs, des anarchistes travaillent – parfois par l’éducation populaire, parfois à coups de poing – à contrer la propagation de ces idéologies porteuses de haine. Et c’est pourquoi nous sommes la cible de ces mêmes mouvances!

Salutations libertaires et antifascistes,

Ni Québec, ni Canada, ni Patrie, ni État,

Union Communiste Libertaire
10 mai 2012

L’UCL dénonce la répression et appelle à défier les injonctions

Posted in Communiqué, Mouvement étudiant, UCL on 7 avril 2012 by Arwen

« Le mouvement syndical est né dans l’illégalité, il a grandi dans l’illégalité et il devra continuer de vivre en marge de la légalité qui favorise une minorité au détriment d’une majorité »
– Michel Chartrand, 1972

C’est en 1972 que le syndicaliste Michel Chartrand fait cette déclaration alors que le gouvernement tente de mettre fin à la grève du Front commun des employé-e-s de la fonction publique québécoise par une loi spéciale forçant leur retour au boulot. Heureusement, cette loi spéciale fut défiée par les syndiqué-e-s, les chefs syndicaux furent emprisonnés et le résultat fut le déclenchement de la plus grande grève générale de l’histoire du Québec durant laquelle des villes entières telles que Sept-Îles et Joliette furent mises sous contrôle ouvrier.

Aujourd’hui, devant l’ampleur du mouvement étudiant, le gouvernement, ses sbires et son aile jeunesse réunie au sein du Mouvement des étudiants (sic) socialement responsables du Québec (MESRQ) tentent actuellement la même stratégie de judiciarisation de la grève étudiante à grand coup d’injonctions visant à rendre la grève illégale. Les étudiantes et étudiants du Cégep d’Alma, de l’Université Laval et de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) sont déjà sous le coup d’injonctions et la menace plane pour plusieurs autres institutions. Au sein du mouvement ouvrier, ces pratiques sont déjà très fréquentes et il fut possible de voir les employé-e-s d’Aveos à Montréal et de Rio Tinto Alcan à Alma en être les victimes.

Depuis le début de la grève étudiante, la stratégie du gouvernement est d’envoyer sa police sur les manifestations et lignes de piquetage. Le matraquage, les arrestations et la judiciarisation des grévistes n’ont cependant pas réussi à ébranler le mouvement étudiant. L’État a donc décidé de s’en remettre au système judiciaire et de laisser des individus attaquer devant les tribunaux des décisions prises collectivement et démocratiquement (certainement beaucoup plus que les élections qui ont permis à Jean Charest de prendre le pouvoir) par un mouvement de lutte.

L’Union Communiste Libertaire (UCL) tient à rappeler que les tribunaux et la « justice » dans une société capitaliste comme le Québec sont tout sauf neutres. Ils ne visent qu’à faire appliquer les lois qui, elles, sont votées par les membres du parlement. Les tribunaux et la police ne sont, en fait, que les chiens de gardes des intérêts de la classe dominante qui les contrôle politiquement. L’UCL croit donc qu’il est primordial pour les étudiantes et étudiants ainsi que les travailleurs et travailleuses de ne pas tomber dans le piège juridique que nous tend l’État et de demeurer sur le terrain politique de la rue, là où il est possible de bâtir un réel rapport de force face au gouvernement et aux patrons.

Par conséquent, l’UCL appelle les étudiantes et les étudiants à défier ces injonctions et à continuer la grève. Il apparaît clair que si on veut être assuré-e-s de perdre à un jeu, il suffit de jouer avec celui qui choisit les règles. L’UCL appelle également les travailleurs et travailleuses en lutte à défier les tribunaux et à faire front commun avec le mouvement étudiant. C’est en bâtissant une réelle solidarité au sein de l’ensemble de la classe ouvrière qu’il sera possible d’arracher des gains face au patronat et à leurs pantins que sont les politiciens et politiciennes. Il est important de rappeler que chaque gain, chaque « droit » qu’a acquis la classe ouvrière fut d’abord et avant tout arraché en faisant fi de la loi et en cherchant à construire un rapport de force dans la rue.

Après plusieurs semaines de grève, la seule compensation que le gouvernement a donné au mouvement est une maigre bonification, si on peut la qualifier ainsi, au régime de prêts étudiants. L’UCL soutient que pour une victoire totale, il est primordial que la lutte soit étendue à l’extérieur du simple cadre étudiant et que les travailleuses, travailleurs, chômeurs, chômeuses, sans-emplois, retraité-e-s s’y joignent en solidarité. Bref, il est temps de parler de grève sociale au Québec, car il est important de ne pas oublier que nous formons, ensemble, une seule et même classe d’opprimé-e-s et que c’est l’ensemble de cette classe qui doit réagir quand une attaque est portée contre elle.

L’union communiste libertaire

Deuxième congrès de l’UCL : Construire nos outils pour réparer le monde

Posted in Anarchisme, Communiqué, UCL on 8 septembre 2011 by Arwen

Communiqué pour diffusion immédiate

8 septembre 2011 // L’Union Communiste Libertaire (UCL), une organisation anarchiste québécoise qui aura bientôt 3 ans, a tenu son deuxième congrès la fin de semaine dernière à Montréal. Les sympathisantes, sympathisants et membres du Collectif anarchiste La Nuit de Québec, du Collectif Emma Goldman de Saguenay et du Collectif de Montréal se sont réuni-e-s en compagnie de quelques observatrices et observateurs de Gatineau. L’événement a su susciter une vague d’optimisme chez les compagnes et compagnons qui y ont participé, un engouement renouvelé qui se répercutera concrètement dans les activités de l’organisation et la participation quotidienne aux luttes pour le changement social.

Dans le contexte du développement d’un mouvement étudiant combatif qui pourrait mener à une nouvelle grève générale à l’hiver, il a été résolu de faire de la lutte étudiante une priorité dans le plan d’action de l’organisation pour les prochains mois. Un journal spécifiquement anarchiste ayant trait au mouvement étudiant sera publié et diffusé dans plusieurs villes. De plus, il sera tenté de développer des liens de solidarité active entre le milieu étudiant et les autres secteurs en lutte contre les mesures d’austérité budgétaire.

Afin de favoriser des rapports plus égalitaires et donner une place plus prépondérante aux luttes féministes, un Comité Femmes non-mixte a été fondé. Le congrès a également été l’occasion de renouveler entièrement le secrétariat fédéral, dont la composition atteint maintenant la parité femmes/hommes et une représentation géographique satisfaisante. Dans le contexte de la création de l’escouade GAMMA par le Service de Police de la Ville de Montréal, une escouade spécialisée dans la surveillance et la répression des mouvements politiques anarchistes et radicaux, l’Union Communiste Libertaire s’est dotée d’un nouveau fonds de défense légal pour ses sympathisantes, sympathisants et membres.

Nous avons eu le plaisir de recevoir de sympathiques délégués des organisations communistes libertaires Common Cause d’Ontario et Alternative Libertaire de France. De même, nous souhaitons remercier l’Internationale des Fédérations Anarchistes, la First of May Anarchist Alliance, Common Cause, la Federazione dei Comunisti Anarchici, la Libertarian Communist Federation, la Workers Solidarity Alliance et la Fédération Anarchiste de France pour leurs messages de solidarité en vue du congrès.

Partageant l’expérience de plus d’une dizaine d’années de militantisme communiste libertaire au Québec, les sympathisantes, sympathisants et membres de l’Union Communiste Libertaire participent activement aux mouvements sociaux qui secouent la province et au développement théorique des idées anarchistes. Motivé-e-s par une alternative libertaire cohérente face au désordre de la société capitaliste et patriarcale, les militantes et militants s’appliquent, en public comme en privé, à lutter contre toutes les formes d’oppression et à transformer la vie. Où que vous soyez au Québec, l’UCL est une organisation anarchiste dynamique et facilement contactable, engagée à supporter et outiller les militantes sociales et militants sociaux intéressé-e-s par nos idées.

Embrassade solidaire,
Secrétariat fédéral.

Union Communiste Libertaire
ucl@causecommune.net
http://www.causecommune.net
Union communiste libertaire a/s E. H.
C.P. 55051, 138 St-Vallier Ouest
Québec (Québec), G1K 1J0

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Quand les beux ont les bleus

Posted in Communiqué, Os*** de police !, UCL on 27 juin 2010 by Arwen

Des camarades de l’UCL à Toronto ont écrit ce bref communiqué pour faire part de la répression intense qui sévit actuellement, en marge du G20. L’UCL le diffuse pour réitérer son support à toutes les victimes des forces de répression d’un système qui ne repose sur rien d’autre que la violence.

Malgré l’ingéniosité des manifestantes et des manifestants, qui semblent être en avance sur les policiers sur le plan tactique (les attaques à la marchandise furent étonnamment très nombreuses malgré la grossière campagne de peur), l’exercice de la terreur semble toujours à l’ordre du jour.

Aux petites heures, en ce pluvieux matin du G20, les policiers ont eu la brillante idée de procéder à l’arrestation de plusieurs militants et militantes du milieu radical montréalais et torontois. En pleine nuit, armées jusqu’aux dents, les forces de l’ordre ont démontré une nouvelle fois que leurs services de renseignement étaient tout aussi paranoïaques qu’efficaces.

La journée s’est tout de même déroulée au bénéfice des altermondialistes et anticapitalistes. Lors de la manifestation principale, comptant quelque 20 000 personnes, les radicaux ont pu s’en donner à cœur joie en procédant à de nombreuses actions directes contre l’État (on compte au moins quatre voitures de flics incendiées) et la propriété privée (une quarantaine de commerces furent ciblés) Encore une fois les forces de l’ordre ont fait preuve d’un manque flagrant de perspicacité et d’ingéniosité (que voulez-vous : il y a toujours des choses qui ne s’achètent pas…).

Mais la journée était loin d’être terminée. Vers 20 heures, les policiers sont de nouveau passés à l’offensive… Armés de mitrailleuses (!), ils ont littéralement pris d’assaut une coopérative où logeaient plusieurs activistes de Montréal. Mis à part le traumatisme évident qu’ont subi les quelques personnes ainsi sauvagement arrêtées, il semblerait bien que les forces de l’ordre, déjouées par plus fins qu’elles, tentent de prendre leur revanche par la seule voix qui leur soit connue et confortable : celle de la violence brutale et lâche, celle des armes et de la loi.

Au moment d’écrire ses lignes, les policiers séquestrent encore plusieurs militants à l’intérieur des murs des la coopérative…