Masculinisme: ressac identitaire patriarcal

Le 6 décembre dernier, on marquait le quinzième anniversaire de la tuerie de l’école Polytechnique de Montréal. Alors que parents, féministes et médias soulignent à chaque année depuis 1989 les meurtres prémédités de quatorze jeunes femmes (et de 13 autres blessées) par Marc Lépine, les motifs de ce dernier ont un tout autre écho chez certains groupes d’hommes, ici même au Québec.

En effet, le groupe L’Après-rupture a récemment traduit en français un plaidoyer pour la réhabilitation de Marc Lépine, publié par un certain Peter Douglas Zohrab. Ce dernier décrit Lépine comme un «activiste des droits de l’homme (quoique extrémiste)» et soutient que «non seulement Marc Lépine n’était pas sexiste, comme l’ont affirmé les médias [qu’il croit contrôlés par des féministes] mais il se battait contre le sexisme féministe»!

Que du délire? Certes! Mais malheureusement, ce discours anti-féministe est de plus en plus présent et influent au sein de la société. Ce discours témoigne de l’émergence d’un «mouvement» en réaction au changement social apporté par les luttes féministes. Ce «mouvement», de droite conservatrice, est ce que l’on appele le masculinisme.

Le masculinisme : une définition

D’abord, le masculisme est une perspective révisionniste. Il nie de façon entêté que les femmes vivent encore et toujours des inégalités. Selon les masculinistes, l’égalité entre les sexes a été réalisée par le féminisme et les femmes vivraient aujourd’hui dans des conditions identiques à peu de choses près à celles des hommes. Et il n’y aurait pas de quoi se réjouir, car le féminisme serait de ce fait «allé trop loin» et aurait renversé «les valeurs essentielles et fondamentales qui concernent la famille (La Presse, 24 octobre 1991)» (1).

Le discours masculiniste se façonne donc autour de la défense des rôles sociaux traditionnels entre les sexes. Il défend des divisions hommes-femmes calquées sur les stéréotypes sexuels et les justifient par un discours biologique sur la nature profonde (sic) de la virilité masculine. Ainsi, les masculinistes se défilent devant les faits terribles, par exemple, sur la violence conjugale, en disant qu’on n’y peut rien, que les hommes sont ainsi faits et que vouloir changer les comportements masculins (lire machistes et virils) est contre-nature. Le féminisme est donc une menace, car il remet en cause ce discours biologique et questionne la domination masculine. Mais pire encore, le mouvement féministe aurait dépassé les limites de l’équité et les hommes se retrouveraient aujourd’hui relégués au second rang.

Bien sûr, les masculinistes se gardent bien de parler des écarts de salaire toujours existant entre les hommes et les femmes, des ghettos d’emplois féminins, du partage inégal du travail domestique, de l’analphabétisme et de la pauvreté plus marquée chez les femmes et j’en passe. Alors sur quoi basent-ils leur discours?

Les hommes, ces victimes

D’une part, les masculinistes affirment que les hommes et les femmes se retrouvent aujourd’hui dans une situation d’égal à égal, une situation symétrique, c’est-à-dire que le pouvoir serait également partagé entre les hommes et les femmes. Ainsi, toute référence à des problèmes tel que la violence contre les femmes est replacé dans un cadre symétrique, à savoir qu’autant les hommes que les femmes s’agressent mutuellement et également. Alors qu’au Canada, par exemple, «98% des agressions sexuelles et 86% des crimes violents sont commis par des hommes (Johnson, 1996), que les femmes représentent 98% des victimes de violence conjugale sous forme d’agression sexuelle, d’enlèvement ou de prise d’otage (Fitzgerald, 1999), et où 80% des victimes de harcèlement criminel sont des femmes alors que 90% des personnes accusées sont des hommes (Kong, 1996), les masculinistes n’hésitent pas à avancer que les hommes subissent autant, voire plus de violences que les femmes, que les chiffres sont truqués» (2). Ce n’est, ni plus ni moins, que la négation de l’oppression spécifique des femmes.

D’autre part, cette situtation symétrique entre les hommes et les femmes inférioriserait les hommes et leur prêterait un statut de «victime» face aux femmes en général, qui bénéficieraient maintenant de «privilèges». Ainsi, depuis leur émancipation, les femmes auraient fait pression, disent-ils, pour que «les lois soient changées au détriment des hommes, et bien des hommes seraient accusés faussement de violence et d’abus, et privés injustement de leurs droits» (3). Les masculinistes affirment donc que les féministes exagèrent, qu’elles confondent l’agressivité naturelle des hommes avec la violence. D’après eux, «les hommes accusés de violence conjugale sont présumés coupables et deviennent les victimes d’un “véritable terrorisme judiciaire fondé sur le sexisme” (Le Devoir, 16 septembre, 2000)» (4).

L’anti-féminisme, pierre angulaire de leur programme politique

Le féminisme serait donc à l’origine de l’infériorisation des hommes et de leur déclassement social, le tout débutant au sein de la famille et se transportant dans d’autres domaines tels que l’éducation et le travail. Les masculinistes ne se gênent donc pas pour critiquer le mouvement féministe en affirmant qu’il a manqué à ses promesses d’égalité entre les sexes! Ils utilisent ainsi l’excuse de la défense des droits de l’homme pour lutter contre les droits des femmes. Les critiques qu’ils font du mouvement féministe tournent principalement autour de la féminisation du système scolaire, responsable des difficultés, des retards ou du décrochage scolaire chez les garçons, mais aussi autour de la paternité et de la garde des enfants. Voici brièvement quelques-uns de leurs arguments.

Le monde de l’éducation et du travail 

Selon les masculinistes, le système scolaire ne serait plus adapté aux garçons, car les féministes y auraient dicté leurs lois et leur volonté. Ainsi, l’école aurait été dénudée de tout caractère masculin et n’aurait plus aucun intérêt pour les garçons qui s’y ennuient et y vivent des troubles d’apprentissage. De plus, le fait que le personnel enseignant y soit majoritairement féminin aurait une conséquence directe sur la non performance des garçons qui n’auraient pas de modèles masculins auxquels s’identifier. Mais pire encore, puisque les méthodes d’enseignement et les programmes féminisés ne correspondent pas à la «nature masculine», les garçons décrochent. En fait, affirment les masculinistes, les programmes scolaires décourageraient les jeunes hommes virils, mais seraient fait sur mesure pour les filles puisqu’elles sont naturellement dociles, conformistes et obéissantes.

Mais ce qui dérange le plus les masculinistes, c’est la bonne performance des filles à l’école. Par exemple, «si les garçons prennent du retard sur les filles à l’école, ce serait en partie parce qu’ils auraient tendance à considérer que la langue, l’écriture et la littérature sont des activités féminines. Mais au lieu de reconnaître là l’effet d’un stéréotype sexiste, les masculinistes rétorquent que les livres choisis par les enseignantes correspondent plus aux goûts des filles, et que les professeurs manquent d’équité dans la correction des travaux d’écriture» (5).

Enfin, parce que les filles réussissent (les masculinistes font la généralisation à tout le groupe de sexe), ce sont donc elles qui décrochent les meilleurs emplois. La féminisation du système scolaire est donc responsable du chômage chez les hommes! Les masculinistes affirment en effet que la présence des hommes sur le marché du travail n’a cessé de diminuer au Québec (de 75% à 70%) tandis que celle des femmes s’est maintenue (environ 54%). Bien sûr, ces derniers restent muets sur l’écart entre 54% et 70%. mais ils continuent d’utiliser leur discours victimisant d’hommes défavorisés aux profit des femmes à qui on aurait accordé trop d’attention et d’espace au cours des dernières décennies.

L’enfant

Les lois sur le divorce et la garde partagée des enfants ont été à la base de la création des groupes masculinistes. C’est sur cette base qu’ils ont ensuite développé leur discours sur la discrimination contre les pères, la victimisation des garçons par le système scolaire, etc. D’après eux, « les femmes auraient dépossédé les hommes de leur rôle parental et de leur rôle de pourvoyeur. Dans les cas de divorce et de séparation, le père serait privé de son droit de paternité pour ne devenir “qu’un géniteur et une machine à sous“, les mères s’acharnant à éloigner les enfants avec la complicité des juges (La Presse, 15 février 1995)» (6). Mais encore, ils s’opposent à l’avortement avec leur notion de droits à la reproduction des pères et prennent position contre l’homosexualité. Rien de moins que la défense pure et simple de la famille patriarcale et des valeurs conservatrices.

Et quoi d’autre?

Un autre thème traité par les masculi-nistes (nous en avons parlé plus haut) est la violence autour de laquelle ils ont développé des théories très controversées (principalement américaines) mais surtout incroyablement ridicules, soit le syndrome d’aliénation parentale, le syndrome de la mère malveillante, le syndrome des faux souvenirs et des fausses allégations. Toutes ces inventions pseudo-scientifiques leur servent à justifier et à revendiquer le droit des pères à l’inceste, le droit de garde ou à l’accès des enfants quoi qu’ils aient pu faire auparavant, le droit de ne pas payer de pensions alimentaires, le droit de violenter leur conjointe et de se voir offrir les services du CLSC plutôt qu’une peine de prison ou une perte de privilèges parentaux…(7) Serait-ce pertinent de rappeler ici que les militants masculinistes les plus actifs sont généralement des hommes étiquetés comme «hommes violents» et ayant souvent subis des peines judicaires?

Une offensive patriarcale

Un peu partout dans le monde, les groupes masculinistes pullulent et forment même, à certains endroits, de véritables lobbys qui tentent de convaincre les gens que le mouvement des femmes a créé un nouveau système social qui infériorise les hommes.

Ils tentent de faire croire que ce sont les femmes, individuellement et collectivement, qui sont la cause de tous les maux qui accablent les hommes, du décrochage scolaire à leur perte d’identité. Ils désirent donc, et proposent à cet effet, de revenir au modèle traditionnel de la famille pour que l’homme, le sexe «fort», y retrouve sa place dominante et naturelle. Ce ne serait qu’une simple question de droits…

Qu’ils soient en France, en Nouvelle-Zélande, en Australie ou ici au Québec, les groupes masculinistes occupent l’espace médiatique au maximum et sèment le doute. Ils utilisent abondamment internet, mais aussi la presse écrite. Partout, ils s’attachent à fournir un arsenal idéologique contre les acquis des femmes, des idées qui font leur chemin à même l’État, l’école, les tribunaux, les médias…

Les masculinistes en veulent aux différentes ressources et programmes consacrés aux femmes tels que les politiques contre le harcèlement sexuel, les maisons d’hébergement pour femmes violentées, la loi sur les pensions alimentaires, la loi sur la garde des enfants, la mixité scolaire, etc. Ils veulent un pendant masculin, comme des subventions pour les hommes violentés et en détresse psychologique, mais au lieu de demander l’argent d’un autre secteur, c’est spécifiquement celui accordé aux femmes qu’ils revendiquent pour eux (comme si la souffrance des hommes était plus noble que celle des femmes). À cet effet, le groupe masculiniste L’Après-rupture a publié la liste de tous les codes postaux des Maisons d’hébergement pour femmes, accompagné du montant des subventions qu’elles avaient reçues pour démontrer l’horreur du complot féministe. Cela relève d’un profond mépris pour les femmes quand on sait que les ressources accordées à celles-ci ne répondent même pas à la demande. Nous n’avons qu’à penser aux maisons d’hébergement qui sont largement débordées…

Les groupes masculinistes n’ont donc aucune réflexion propre et leur cadre d’analyse s’inspire de la méconnaissance et de la haine. Ils en veulent aux femmes, mais surtout, aux féministes qui ne sont pour eux que des «vaginocrates», des «féminazies» ou encore des «féminihilistes» ou des «fémino-centristes» (8). Depuis 10 ans, leur discours s’est développé et s’est outillé de nouveaux arguments (pseudo-théories, fausses statistiques, «syndromes» pré-fabriqués) pour justifier la fameuse souffrance des hommes causée par le féminisme. Tout ça pour défendre, avec nostalgie, les rapports traditionnels entre les sexes pour que l’homme retrouve sa place dominante qu’il occupait jadis.

Il est clair que l’émergence du discours masculiniste relève, dans un contexte de la montée de la droite et de l’extrême droite, de la volonté de revenir à des valeurs conservatrices, à une société patriarcale traditionnelle. Il s’agit donc d’une menace pour les femmes auxquelles on désire diminuer, voire enlever, leurs droits.

Enfin, depuis la tuerie en 1989 à l’École polytechnique de Montréal, pas moins de 593 femmes et 172 enfants ont été tuéEs par des hommes (ou des inconnus) au Québec. Et il s’inscrit une hausse régulière des meurtres de femmes commis par un conjoint, ex-conjoint ou partenaire sexuel dans le décompte total des décès féminins. Cette proportion est passée de 37% en 1989 à 73% en 2004 (9). L’oppression des femmes est donc toujours bien réelle et la lutte anti-patriarcale demeure plus que jamais d’actualité.

E. Morraletat

Notes :

1. La stratégie masculiniste, une offensive contre le féminisme, Pierrette Bouchard, 1er avril 2003, http://sisyphe.org/article.php3?id_article=329

2. Le discours masculiniste dans les forums de discussions, Natacha Ordioni, 27 décembre 2002, http://sisyphe.org/article.php3?id_article=271

3. op. cit., Pierrette Bouchard.

4. op. cit., Pierrette Bouchard.

5. Les arguments du discours masculinistes,2003, http://sisyphe.org/article.php3?id_article=703

6. op. cit., Pierrette Bouchard.

7. Face au machisme et au masculinisme : l’expérience du Collectif masculin contre le sexisme, Martin Dufresne, Collectif masculin contre le sexisme, 3 juin 2004, http://www.antipatriarcat.org/cmcs/

8. op. cit., Pierrette Bouchard.

9. 765 femmes et enfants tuéEs depuis le 6 décembre 1989; 15 ans après l’attentat terroriste de l’École polytechnique, la violence sexiste continue, Collectif masculin contre le sexisme, 19 novembre 2004, http://www.antipatriarcat.org/cmcs

Texte extrait du numéro 5 de Ruptures, la revue francophone de la NEFAC.

4 Réponses to “Masculinisme: ressac identitaire patriarcal”

  1. C’est une page récente, ça. Tu devrais le placer aussi à titre de billet.

    Simple suggestion.

  2. Ou à la limite, présenter ce texte à partir d’un très court billet.

  3. Le Du Anthony Says:

    Je vous fait partager ma réaction au lien ci-dessous

    http://vamos.zeblog.com/367296-temoignage-sur-un-atelier-du-congres-paroles-d-39-hommes/

    Bonjour,

    Je me suis beaucoup intéressé aux questions féministes à une époque, pour la raison simple qu’il me semblai que vivre dans une société où une moitié de ses membres était considérée comme des citoyens de seconde zone n’augurait rien de bon, même pour l’autre moitié.

    Il y a quelques années, j’ai fais l’objet de discrimination de la part de femmes (qui par ailleurs se réclamaient du féminisme) dans une entreprise où elles étaient majoritaires, et de ce que l’on pourrait également qualifier d’harcèlement sexuel.
    Cela se traduisait par une caricaturisation de toutes mes propositions sur lesquelles j’avais fais un travail préalable et des recherches, et cela au profit de propositions investit de « l’intuition féminine »;
    Par des réflexions graveleuses à caractère sexuel ;
    Ou par des réponses du type « tu ne peux pas comprendre tu es un homme » comme si d’une part mon avis n’était fondé que par ma qualité d’homme et qu’en tant qu’homme j’avais quelque chose en moins et non pas seulement un avis différent.

    Ce qui m’a choqué, ce n’est pas tant que des femmes agissent de la sorte. Je ne vois pas pour quelles raison toutes les femmes seraient immunisées contres les tares dont certains hommes sont atteints. Non, ce qui m’a choqué c’est l’absence d’écoute et de crédit que j’ai trouvé dans l’évocation de ses problèmes.
    Notamment, lorsque j’évoquai les sous entendus et les réflexions à caractère sexuel, à quoi on me répondait généralement que j’avais du les provoquer. Et je crois que tous ceux qui ont lu l’article ci-dessus, trouveraient cette réflexion adressée à une femme particulièrement choquante et déplacée.

    Aujourd’hui, je rencontre des hommes qui ont également vécu des expériences plus ou moins similaires, et qui tiennent effectivement des propos réactionnaires, qui considèrent que la place des femmes est à la maison, qui remettent en cause l’avortement, alors qu’auparavant ils n’auraient jamais tenu de tels propos. Et je pense que cela est dû à une absence d’écoute face à des actes sexistes, à une forme d’angélisme dont peuvent faire certaines féministes face au potentiel de violence de certaines femmes, voir face au sexisme de certaines féministes (ou présentées comme telles).

    Je m’inquiète donc d’une sorte de « gué-guerre » des sexes où les excès des uns entraineraient les excès des autres. Que ce soit dans la vie publique et professionnelle (plus globalement en dehors des relations amoureuses), j’évite d’attribuer des aprioris sur les qualités et défauts d’une personne selon qu’elle soit titulaire d’un vagin ou d’un pénis. Je ne présume pas d’une hypersensibilité chez les femmes, ou d’une absence de sensibilité chez un homme, selon l’occasion qu’il m’est donné de la découvrir, je la constate ou je ne la constate pas.
    Il en est de même pour les situations socio-économiques. Hors, je constate parfois que les intervenants sociaux n’ont pas toujours le temps de faire ces analyses, et fonctionnent souvent par raccourci. Alors peut être y a t’il plus de femmes dans la précarité, je l’ignore, mais à situation de précarité égale une femme sera mieux prise en charge qu’un homme. Mon propos n’est pas d’entrer dans une guerre des sexes, d’ailleurs rien que l’évocation d’un « masculinisme » m’inquiète. J’invite juste les lecteurs de cette intervention à la nuance, car sans nuance on est dans la caricature, et peut être un peu dans l’extrémisme.

    Ps : je me souviens avoir été exclu de réunion de féministes du fait que j’étais un homme, les femmes invoquant une nécessité de débattre sans les hommes des questions qui les concerne. Cette démarche ne me semblait pas très judicieuse. Cela étant après avoir fait part de mon désaccord je me suis incliné sans insistance, à quoi bon s’imposer là où on est malvenu. Je ne trouve pas plus pertinent que des hommes cherchent à exclure des femmes de débats touchant à la question de la place des hommes, mais dans la continuité de la perspective précédente, je ne m’en étonne pas davantage.

  4. Bonjour à toutes et à tous, sympathies et encouragements !
    Je vous conseille de lire mon texte « les phalllocrates » sur notre site http://www.yagoa.fr/loiret-libertaire
    je crois que vous allez kiffer
    Lutte à mort contre le capitalisme et la phallocratie !!!
    Bernard

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